Le salut des faons, vient peut-être du ciel

De plus en plus de drones sont utilisés pour survoler les prés devant être fauchés. Ils permettent de débusquer, grâce à une caméra thermique, les petits chevreuils cachés dans l’herbe et de leur sauver la vie.

QUE FAIRE SI ON TROUVE UN FAON?

Pour protéger son petit, la chevrette met bas dans les prairies, loin des prédateurs vivant dans la forêt. À leur naissance, les faons n’ont aucune odeur, ce qui complique leur recherche, même à l’aide de chiens de chasse. Si vous en voyez un dans un pré devant être fauché, il ne faut surtout pas le toucher à mains nues. Vous risquerez de changer son odeur et sa mère, qui n’est en général jamais loin, pourrait ne plus vouloir s’en occuper. Il faut appeler le garde-faune du secteur dans lequel vous vous trouvez, un paysan ou un membre de la société de chasse locale, chargée de veiller sur leur survie. «Quand on en voit un, on ne le porte qu’avec des gants, détaille Raymond Bourguignon. On prend des poignées d’herbe pour l’envelopper puis on le replace dans un pré qui ne sera pas fauché ou à l’orée de la forêt, en sécurité.»

EN CHIFFRES

La fauche dans les prés, c’est:
Jusqu’à 3100 faons tués de la mi-mai à la mi-juin dans le pays selon la Haute École des sciences agronomiques, forestières et alimentaires.
37 degrés, la chaleur de ces nouveau-nés.
100 mètres du sol, telle est la hauteur de survol des champs par un drone.
Il faut moins de 6 minutes pour inspecter une prairie de 15 hectares, par exemple.
TEXTE(S): CÉLINE DURUZ
By |2017-05-19T08:15:33+02:0019 mai 2017|auncun classement|0 Comments