Les sangliers vaudois en ligne de mire ces trois prochains mois

Régulation: Pour la première fois sur sol vaudois, les chasseurs pourront tirer les cochons sauvages jusqu’à fin août. Avec des dispositions très précises.

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Les chasseurs devront être juchés sur des affûts pour tirer le sanglier.Image: LDD

Par Christophe Boillat

Bien nourri, le sanglier a pris ses aises ces deux dernières années dans le canton. Les hardes, qui comptaient précédemment 12 à 15 individus, en sont désormais à 70 ou 80 et pourraient atteindre 120 à 150 cet été. Cette prolifération exponentielle, constatée dans la région du Jura, la plaine du Rhône et sur les rives du lac de Neuchâtel, contraint les services cantonaux à prendre des mesures particulièrement drastiques.

Après le tir nocturne qui s’est achevé vendredi (notre édition du 30 avril) et en attendant l’ouverture généralisée à toute espèce le 1er septembre, place désormais à une autre chasse, qui sera une première sur le territoire vaudois. «C’est une mesure très spécifique et tout à fait exceptionnelle. Le tir est ouvert aux chasseurs durant ces trois mois», annonce Frédéric Hofmann, chef de la Section chasse, pêche et surveillance au Canton. Les dispositions légales sont précises et seront contrôlées in situ par les gardes-faunes du Canton. Les chasseurs, détenteurs d’un permis, ne pourront par exemple faire feu que juchés sur des affûts (sorte de miradors). «Par ailleurs, le tir s’effectuera hors des forêts et des réserves. Spécifiquement dans les champs agricoles dévastés par le sanglier. L’activité ne sera pas dérangeante pour le public», détaille Frédéric Hofmann.

D’autant plus que la chasse ne sera autorisée qu’en semaine, et à des horaires clairement établis: six heures par jour. Soit une 1 heure avant potron-minet, 2 heures après; inversement à la brune. «Enfin, les chasseurs n’ont pas le droit de tirer des laies accompagnées de marcassins rayés – les laies allaitantes. Et pour le seul mois de juin, la législation fédérale impose de ne tirer que des sangliers de moins de deux ans», conclut le chef de la Section chasse, pêche et surveillance.

(24 heures)

By |2018-09-24T17:15:30+00:001 juin 2018|Articles de presse|0 Comments