LE PLAN DE CHASSE DU CERF2018-09-24T17:15:27+00:00

LE PLAN DE CHASSE DU CERF

Le plan de chasse constitue le pilier de la gestion cynégétique du cerf. Il permet de réguler les effectifs. Il doit respecter les structures naturelles des populations et conserver la diversité génétique de l’espèce. Le plan de chasse est défini à l’échelle d’une unité de gestion qui couvre le domaine vital d’une population.

1) LE PLAN QUANTITATIF

La gestion du cerf doit d’abord être quantitative et répondre aux objectifs locaux fixés par les parties concernées (chasseurs, forestiers, agriculteurs, autres utilisateurs de l’espace…) prenant en compte :

  • les équilibres écologiques (valeur alimentaire et intégrité du milieu d’accueil, cohabitation avec d’autres espèces, risques sanitaires).
  • les activités économiques (dégâts supportables par la forêt et les cultures, revenus de la chasse).
  • la sécurité sur le réseau routier
  • la valeur patrimoniale du cerf

2) LE PLAN QUALITATIF

LA RÈGLE DES TROIS TIERS Pour maintenir des structures sociales correctes et éviter un déséquilibre marqué au profit des femelles et des jeunes, la répartition globale des prélèvements doit obéir à la règle des trois tiers.

  • 1/3 de cerfs coiffés
  • 1/3 de biches
  • 1/3 de jeunes de l’année (JCB = jeune cerf ou biche, sans détermination de sexe)

Une forte augmentation de la proportion de biches dans les attributions ne peut se justifier que par la volonté de parvenir à un sex-ratio mieux équilibré ou de réduire rapidement les effectifs.

Le tir aléatoire des jeunes de l’année aboutit dans le temps et dans l’espace à un prélèvement sensiblement égal entre les mâles et les femelles.

Cet élément visuel ne peut être que la partie sommitale des bois.

A ce titre, on peut distinguer trois catégories de cerfs selon leur ramure :

- Les cerfs à pointes : - Les cerfs à fourches: - Les cerfs à empaumures:
Daguets, 4 cors, 6 cors8 cors10 cors sans surandouillers
8 cors à surandouillers10 cors à surandouillers12 cors etc…

Doit être considérée comme empaumure toute formation minimale de 3 pointes d’au moins 5 centimètres au-dessus de la chevillure ou andouiller médian. La trochure, andouiller qui vient parfois s’insérer sur le merrain entre la chevillure et la formation sommitale, est à compter dans l’empaumure.

Tiré de l’Association Nationale des Chasseurs de Grand Gibier