Il s’agit du plus gros abattage de loups collectifs jamais réalisé en France depuis sa réapparition dans le Var au début des années 90.

loupabattu cible_loup_rTrois loups ont été abattus ce mercredi sur le camp militaire de Canjuers dans le Var, à la limite avec les Alpes-de-Haute-Provence. L’information a d’abord fuité sur les réseaux sociaux, avant d’être confirmée par la préfecture du Var, dont le préfet, Paul Mourié, est très actif contre le loup. Le canton de Canjuers abrite 22 agriculteurs, dont l’élevage cohabite très mal avec la population de loup. Déjà au mois de septembre dernier, une louve avait été abattu sur ce même territoire.

 Rappelons que le plan loup 2014-2015 autorise le “prélèvement” de 24 loups (pouvant être portés à 36) sur les départements où sa présence est avérée : Alpes-de-Haute-Provence, Hautes-Alpes, Alpes-Maritimes, Ariège, Bouches-du-Rhône, Ardèche, Aude, Drôme, Isère, Lozère, Haute-Marne, Meuse, Pyrénées-Orientales, Savoie, Haut-Rhin, Haute-Saône, Haute-Savoie, Vosges, Var, Vaucluse.

 Les abattages de loups qui se multiplient depuis le début du mois de septembre. La raison ? L’arrêté ministériel pris par Ségolène Royal, la ministre de l’environnement, qui a facilité les autorisations de tirs, pour des durées plus longues, à destination des préfets.

 Mis en oeuvre dès le mois de septembre, après le rejet d’un recours des associations pro-loups devant le Conseil d’Etat, ces arrêtés ont permis l’abattage de loup dans les Hautes-Alpes (1 loup tué dans le Dévoluy), dans les Alpes de Haute-Provence (3 loups tués dont 1 en Ubaye à Larche), dans les Alpes-Maritimes et dans le Var. Il s’agit du 12e loup abattu en France, dans le Sud-Est du pays, depuis la mise en place de ce dernier plan loup.

 Publié par Samir MATHIEU le jeu, 13/11/2014